CANADA – Inégalités de santé au travail entre les salariés visés et ceux non visés par les mesures préventives prévues par la Loi sur la santé et la sécurité du travail

Les mécanismes de prévention prévus Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST) s’appliquent à trois groupes de secteurs d’activités économiques sur six. Or, cette étude indique que les salariés de secteurs non priorisés quant à ces mécanismes de prévention sont autant touchés, sinon plus, par divers problèmes de santé liés au travail et contraintes professionnelles que ceux des secteurs priorisés. Puisque trois quarts de la main-d’œuvre québécoise, incluant 85 % des travailleuses, œuvre dans les secteurs non priorisés, le manque d’accès à ces mécanismes de prévention est source d’inégalité sociale importante.

Les résultats de cette étude soulignent le besoin d’étendre l’accès aux mécanismes de prévention de la LSST à l’ensemble des travailleurs et travailleuses, en priorisant les actions préventives selon de nouveaux critères. Ils soulignent aussi les limites d’une priorisation basée sur le nombre de lésions professionnelles qui avaient été indemnisées dans les années précédant l’élaboration de la LSST. Cette priorisation gagnerait à davantage intégrer le niveau de risque à la santé et le niveau d’exposition aux contraintes professionnelles physiques, organisationnelles et psychosociales pour favoriser une action préventive en amont de l’apparition de problèmes de santé.

Ces résultats s’avèrent particulièrement pertinents pour les décideurs étant donné les réflexions ayant cours actuellement sur le régime de la santé au travail au Québec.

Nom de l’organisme : Institut national de santé publique
Année de publication : 2019
Lien Web : Cliquez ici pour y accéder

Auteur(s) : Susan Stock, Nektaria Nicolakakis, France Tissot, Alice Turcot, Nicole Vézina, Michel Vézina, Geneviève Baril-Gingras, Iuliana Nastasia, Karen Messing, Louis Gilbert, Marie Laberge, Marie-Ève Major

Source : Les résonances de l’Institut