CANADA – Les fruits, plus chers que le macaroni

Auteure : Amélie Daoust-Boisvert

Journal Le Devoir, Québec, Canada

 

La précarité économique affecte sans équivoque la santé de ceux qui la subissent.

À Montréal, un homme riche peut espérer vivre six ans de plus qu’un homme pauvre. En 13 ans, cet écart s’est à peine rétréci d’un an. Car la santé n’est pas qu’une affaire d’accès à un médecin ou à des traitements de pointe : c’est d’abord et avant tout une question sociale. 

Une étude récente de l’Université d’Ottawa montre que les campagnes de sensibilisation du grand public rejoignent moins les gens les plus défavorisés. « Ce sont souvent des images pour les mieux nantis. Les plus pauvres ne sont pas capables de s’identifier. Ils se disent : “ C’est bien beau de faire du sport ou manger des légumes, mais on n’a pas de vélo, et les fruits, ça coûte plus cher que le macaroni ” », explique la Dre Raynault.

La situation des immigrants est encore plus complexe. Alors qu’ils arrivent au Canada en meilleure santé que la population en général, dix ans plus tard, la situation est inversée. mplois précaires, logements insalubres ou surpeuplés, difficulté d’accès aux soins de santé ou aux programmes comme la CSST, anxiété, difficulté à accéder à l’école ou aux études supérieures sont autant de facteurs qui pourraient expliquer cette situation.

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