FRANCE – Inégalités socioéconomiques d’accès à la vaccination contre les infections à papillomavirus humains en France : résultats de l’Enquête santé et protection sociale (ESPS), 2012

Auteurs : Jean-Paul Guthmann1, Camille Pelat1, Nicolas Célant2, Isabelle Parent du Chatelet1, Nicolas Duport1, Thierry Rochereau2, Daniel Lévy-Bruhl1
1 Santé publique France, Saint-Maurice, France
2 Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes), Paris, France

indexEn France, les couvertures vaccinales (CV) du vaccin contre les papillomavirus humains (HPV) sont insuffisantes et en régression. Les auteurs de cet article ont analysé les données de l’Enquête santé et protection sociale (ESPS) de 2012 afin d’explorer les facteurs socioéconomiques associés à cette vaccination et ont comparé le profil socioéconomique des jeunes filles non vaccinées par le HPV et des femmes non dépistées par frottis cervico-utérin (FCU).

Les facteurs associés à un moindre dépistage par FCU et à une vaccination HPV insuffisante étaient le fait de ne pas disposer d’une couverture complémentaire maladie privée et de vivre dans une famille à revenus faibles. Un faible niveau de diplôme était associé à un moindre dépistage par FCU. L’absence de dépistage de la mère par FCU dans les trois dernières années était associé à une moindre vaccination HPV chez leurs filles (p=0,014). Les femmes non dépistées et les jeunes femmes non vaccinées appartiennent plutôt aux catégories sociales les plus modestes. Ces jeunes femmes ont plus souvent des mères non dépistées. Elles risquent de ne bénéficier d’aucune des deux mesures de prévention du cancer du col. Les modalités actuelles de mise en œuvre de la vaccination HPV devraient être revues afin de réduire les inégalités concernant la prévention du cancer du col utérin.

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Source : Bulletin hépidémiologique hebdomadaire, No 16-17, juin 2016