INTERNATIONAL – Inégalités riches-pauvres en matière de santé

Auteur : Johan P. Mackenbach, professeur de santé publique et président du département de santé publique à l’Erasmus MC, Centre médical de l’Université de Rotterdam, et membre de l’Académie royale néerlandaise des arts et des sciences

« Les personnes se situant le plus bas sur l’échelle socio-économique (celles que l’on détermine selon leur niveau d’instruction, leur profession ou leurs revenus) vivent en moyenne moins longtemps et en moins bonne santé que celles évoluant sur des échelons supérieurs. L’espérance de vie à la naissance est en effet susceptible de varier à hauteur de cinq à dix ans en fonction de la situation sociale et économique de l’individu, les plus pauvres souffrant dix à vingt ans de plus de la maladie ou du handicap au cours de leur existence que les plus riches.

Une telle situation n’aurait pas été surprenante au XIXe siècle, compte-tenu de la faiblesse du revenu moyen, de l’ampleur de la pauvreté, ainsi que du manque de Sécurité sociale. Or ces chiffres se vérifient encore aujourd’hui au sein des pays à haut revenu, dont ceux présentant des indices élevés de prospérité économique et de développement humain – et même dans les États d’Europe occidentale les plus généreux sur le plan social. Deux explications possibles se dégagent d’une littérature scientifique de plus en plus riche sur le sujet : mobilité sociale sélective ascendante et diffusion retardée du changement comportemental. »

Paru dans le quotidien libanais L’Orient le jour, cet article très intéressant offre une réflexion sur la situation des inégalités sociales dans le monde et les causes possibles de leur persistence en dépit des efforts de nombreux États pour en réduire l’intensité, même dans les pays les plus prospères.

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Source: L’Orient le jour