INTERNATIONAL – Les inégalités sociales réduisent la mobilité des femmes

Les problèmes de santé qui limitent la mobilité physique représentent un enjeu important en santé publique. Dans les milieux de santé, il est bien connu que ces limitations touchent davantage les femmes que les hommes. Plusieurs facteurs ont été avancés pour expliquer cet écart intersexe dont l’arthrite, la dépression, l’obésité, le diabète, la grossesse, la pauvreté durant l’enfance, etc.

Maria Victoria Zunzunegui, professeure au Département de médecine sociale et préventive de l’Université de Montréal et chercheuse à l’Institut de recherche en santé publique de l’UdeM et au Centre de recherche du CHUM, a été intriguée par le fait que les études sur le sujet ne donnaient pas les mêmes résultats dans des pays comme ceux de la Scandinavie et dans ceux de régions plus pauvres comme l’Amérique latine. À l’échelle mondiale, il ressort que les problèmes de mobilité sont 40 % plus fréquents chez les femmes que chez les hommes. Lorsque les variables sur l’arthrite, l’angine, les douleurs au dos, la dépression et les difficultés de concentration sont prises en compte, la proportion de femmes rapportant des limites de locomotion n’est plus que de 12 % supérieure à celle des hommes, ce qui montre qu’une partie des différences entre les sexes est attribuable à l’excès de maladies chroniques chez les femmes.

Quand ces données sont couplées avec les indices de développement humain et d’égalité des sexes, on constate que c’est dans les pays où les inégalités socioéconomiques intersexes sont les plus grandes que les problèmes de mobilité physique des femmes sont les plus prononcés.

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Source : Usilettre