QUÉBEC – Encourager l’activité physique en milieu défavorisé: une question d’équité!

ActiviteLes politiques et les programmes conçus pour accroître l’activité physique globale, mais qui ne tiennent pas compte des besoins des groupes défavorisés, ratent non seulement leur cible, mais ils augmentent les inégalités en matière de santé, souligne une importante étude.

On sait que le manque d’activité physique des individus, à l’échelle mondiale, correspond à une véritable pandémie, notamment en raison de ses impacts nocifs sur la santé. Par ailleurs, rappellent les chercheurs, il est bien documenté que les personnes issues de groupes socio-économiques défavorisés sont encore moins susceptibles d’atteindre les niveaux d’activité physique recommandés, ce qui les expose à de plus grands risques en matière de maladies chroniques.

Or, si les programmes et les politiques qui visent à favoriser la pratique d’activité physique ne rejoignent que les mieux nantis et les plus scolarisés, sans pour autant augmenter la participation des plus démunis, alors ces interventions ne font qu’accroître les disparités sociales. Il est toutefois possible de remédier à cette situation en se fondant sur des données probantes issues des meilleures pratiques dans le domaine.

Le Center for Active Living vient, à cet effet, de publier une « revue des revues » de la littérature afin d’évaluer l’efficacité des interventions qui visent à accroître l’activité physique chez les personnes défavorisées sur le plan socio-économique. Cette synthèse des revues systématiques s’est penchée sur les interventions auprès des enfants d’âge préscolaire (0-4 ans), du primaire (5-12 ans), des adolescents (13-17 ans), des adultes (18-64 ans), et des aînés (65 ans et plus).

Auteur(s) : François Grenier

Source : 100 degrés