TUNISIE – Engagement de la Banque mondiale en vue de bâtir des systèmes de santé équitables et responsables dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord

Les pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) comptent parmi ceux qui ont les plus faibles dépenses publiques en faveur de la santé. L’accès aux services de santé n’est pas équitable, et la qualité des soins est très inférieure aux attentes des populations. Selon la toute dernière stratégie régionale de la Banque mondiale pour la santé, cette situation peut être inversée en investissant dans des systèmes de santé équitables et responsables.

En Tunisie, les disparités régionales, qui tiennent principalement aux difficultés existantes d’allocation des ressources financières et de disponibilité de services, se sont traduites par des taux de mortalité maternelle trois fois supérieurs dans des régions telles que Kasserine que dans des zones urbaines comme Sousse. Seulement 55 pour cent des femmes rurales passent au moins quatre visites prénatales, contre 75 pour cent de celles vivant en zone urbaine. Les disparités du point de vue de la densité de médecins par habitant sont telles que le Gouvernorat de Tozeur compte seulement deux médecins pour 10 000 habitants, contre 35 à Sfax. Autre aspect tout aussi important, la qualité des soins présente de grandes variations, au moins là où il existe des centres et des prestataires de santé.

Les transformations à l’œuvre dans la région apportent une ouverture permettant à la Banque mondiale de prêter attention à des voix très diverses, notamment les pouvoirs publics, la société civile et le secteur privé, et de s’engager à leur côté pour identifier, selon un mode participatif, des solutions en rapport avec les exigences et les besoins des populations. « Il s’agit de réorienter les systèmes de santé de la région pour qu’ils ne se bornent pas à traiter les pathologies, mais s’attachent aussi à préserver et à promouvoir la santé afin que les gens puissent vivre plus longtemps et en santé et qu’il en coûte moins pour l’État comme pour eux-mêmes, » a déclaré Aaka H. Pande, Économiste de la santé et co-auteur du rapport.

La stratégie définit des instruments et des outils que le Groupe de la Banque mondiale s’est engagé à mettre en place en collaboration avec les pays de la région MENA. Ils consistent notamment à donner des moyens d’action aux citoyens en leur fournissant des informations sur les résultats des systèmes de santé et la qualité des prestations ; à améliorer la responsabilité professionnelle des spécialistes de santé par la mise en place d’incitations visant la prévention sanitaire et l’offre de soins de qualité en temps opportun et à un coût raisonnable ; à sensibiliser les populations, notamment les jeunes, aux risques et dangers liés au tabagisme, à l’alcoolisme et à la circulation ; à apporter un appui technique et financier pour étendre la couverture médicale aux pauvres, aux chômeurs et aux personnes ayant des emplois précaires ; et à soutenir les pratiques visant à faire respecter les droits des patients en matière de protection de la vie privée et de la confidentialité.

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Source: SIDIIEF